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Francis Valère-Gille participe à la section „Poésie” du Concours International de Création Littéraire, 5ème Édition, à Bruxelles, Belgique et a 81 ans. Nous le remercions pour sa participation et lui souhaitons du succès.
AMOUREUX
Encore follement amoureux de vous,
Je dépose tendrement sur vos lèvres
Ce baiser qui rappelle le goût
De ce temps où nous fûmes de fièvre.
Parfois, les échos de nos cris de colère
Nous parviennent de ce très lointain passé,
Pour ne garder en mémoire du monde d’hier
Que le souvenir d’une aire maintenant oubliée.
Depuis, nos gémissement de bonheur
Ont emporté à jamais nos peurs
Enfuies dans ces puits de sagesse
Profonds comme les racines d’une vieille noblesse.
À cet instant, il suffit d’un complice sourire
Pour égayer nos vies dans le silence de nos soupirs,
Et confesser à la lumière de vos yeux
Que de vous, je suis encore éperdument amoureux.
LE SOUFFLE DU VENT
Le souffle du vent vous portera
Tous ces mots d’amour bien au-delà
Des océans et des mers,
Et des profondeurs du ciel et de l’enfer.
L’écume des lames et des tempêtes
N’effaceront de ma mémoire, jamais
Toutes les belles paroles d’hier
Qu’amoureux , je vous récitais.
Quand m’appelleront les dieux
Pour m’inviter à côté d’eux,
J’emprunterai la plume d’un ange
Pour vous écrire des mots tendres.
Je vous les enverrai du haut du ciel,
Comme promesse d’un amour éternel
Qu’à l’instant je vous dédie
En reconnaissance de votre patience infinie
De m’avoir un jour aimé
Jusqu’aux portes de l’éternité.
EXILE
Du ciel gris de mon pays je me suis exilé,
Pour me fondre dans des terres ensoleillées.
En silence, mon âme chante sa douce beauté
Afin de ma faire pardonner de m’en être éloigné.
Les vertes campagnes qui s’égarent dans l’horizon,
Les champs de blé qui attendent les moissons,
Les rivières transparentes qui chantent tout l’été,
Les canaux qui se perdent entre des lignes figées
Que fendent les péniches lourdement chargées.
Les montagnes de cendres se souviennent du passé
De ces mines à tout jamais éteintes
Dans la douleur et les plaintes
De ce monde maintenant oublié.
Images de mon enfance, souvent vous me manquez.
Alors, peut-être que demain viendra le jour
Où je déciderai du grand retour.
Il sera temps de revenir.
Là où je suis, j’aurai fini de grandir.

