Site icon Festival 4 Arts

Pascal d’Albé, Poésie, Groupe IV

To read this creation, request a translation by clicking the “Google Translate ” widget.

Pascal d’ALBÉ (pseudonyme de Pascal BERGERAULT) participe à la section „Poésie” du Concours International de Création Littéraire, 5ème Édition, à Chambray-lès-Tours, France et a 74 ans. Nous le remercions pour sa participation et lui souhaitons du succès.

Vous pouvez lire DANS L’ESCALIER DE MARBRE dans sa forme originale ici:

DANS L’ESCALIER DE MARBRE

Des pas précipités dans l'escalier de marbre,
une porte qui claque…

Une femme sanglote,
et son cœur qui déraille
descend
les marches
une
à
une…

Dehors, la lune glisse sur l'asphalte en pleurs,
des fenêtres encore éclairées
la regardent
de leur œil
indifférent,
et la pluie qui crépite
ne saurait parvenir à laver
un souvenir qui ne veut pas mourir…

Une porte qui claque,
et de nouveau des pas…


Une ombre s'est perdue dans l'ombre de la nuit…


POUR CONNAÎTRE LE GOÛT DU CIEL

Dans le rose silence d'un ciel d'hiver marchant pieds nus
pour ne pas effrayer le jour
la neige
fleur de gaze
effleure et fait pleurer la branche
sous son baiser de cendre...

J'ai voulu te cueillir ces frisures de vent
pour apaiser tes yeux couleur de suie…
J’ai voulu te porter
un peu de cette écume de silence qui brûle la main
comme un amour
inavoué
ma bouche…

Mais les cheveux du vent se sont égouttés en perles de néant
et j'ai bu sur mes doigts la neige évanouie
pour connaître le goût du ciel…



ET NAÎTRA LE SILENCE

L'oiseau que tu as recueilli, et que tes doigts caressent doucement
au pied de l'arbre lourd de mots,
bientôt, si tu le veux, ne sera plus qu'un rire éclaboussant le ciel.
Et tes yeux étonnés suivront sa phrase sinueuse,
et ton regard ira si loin qu'il ne saura plus revenir…

L'oiseau devenu point aux confins de l'amour
se diluera dans l'air,
jusqu'à n'être qu'un mot à murmurer
dans un baiser que je te donnerai,
et qui rafraîchira tes lèvres.
Et le mot effacé par le temps se perdra dans la mer,
comme une goutte dans la mer.

Et naîtra le silence
où pénètre le gong de cuivre invitant au retour en soi.
Un silence de plume à peler comme un fruit
qui te prendra, sans bruit,
de peur qu'incidemment le temps ne recommence…

Vide silence
Vide vol de l'oiseau devenu souvenir…
Exit mobile version