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Pascal d’Albé, Poésie pour enfants, Groupe IV

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Pascal d’ALBÉ (pseudonyme de Pascal BERGERAULT) participe à la section „Poésie pour enfants” du Concours International de Création Littéraire, 5ème Édition, à Chambray-lès-Tours, France et a 74 ans. Nous le remercions pour sa participation et lui souhaitons du succès.

LE CERF-VOLANT

Au mur,
un grand oiseau couleur de ciel,
un grand oiseau fané
comme la fleur oubliée dans un vase sans eau…,
cloué sur le mur blanc,
comme la chauve souris sur la porte de chêne…

J'ai soulevé l'aile fragile…
elle retombe comme la page d'un livre mal ouvert,
livre d'où montent mes souvenirs,
feuilles jaunies et froissées par le temps ;
il est mort l'oiseau que je faisais voler par grand vent…

Demain peut-être
viendra
la douce main de l'enfant hésitant,
elle caressera l'aile blessée
qui se gorgera de soleil et de vie,
comme l'aile du papillon qui sort de son cocon ;
soie translucide au soleil,
elle se déploiera,
et l'oiseau volera haut
parmi les nuages blancs…


PIERROT

Pierrot lunaire,
lunatique,
mal luné…
Clown triste à la bouche en croissant de lune,
poupée de chiffons blancs perdue dans des habits
trop grands,
avec des yeux qui implorent
en pleurant des perles de lune…
Valse triste…

Pourquoi triste ? dit l'enfant…

Et il prend le Pierrot sous son bras,
comme s'il partait en voyage,
le Pierrot triste d'être triste,
qui n'a jamais demandé à être triste,
mais qu'on a fait comme ça,
méchamment ;
et il le pose
sur le paquet de linge,
pour qu'on lave sa tristesse,
comme on lave une chemise sale…


UNE ABEILLE CONTRE LA VITRE


Une abeille
contre la vitre
fabriquait du ciel...

Et le petit enfant rêvait,
rêvait que des bruits mûrs
au goût d'insectes
tombaient de l'arbre,
là-bas, de l'autre côté...

Il rêvait qu'il voguait sur un gâteau à voiles,
ou qu'il faisait du vélo à pétales,
sur la mer.

Savais-je bien à quoi il rêvait ?
Étaient-ce ses rêves à lui,
ou bien les miens,
non encore envolés,
qui naissaient
sur et au-delà
de la vitre ?

Son crayon de lune à la main,
l'enfant dessinait des soleils,
il dessinait sur son cahier de glace d'enfant puni,
froid comme une vitre en hiver,
où des mouches privées de ciel
écrivent leurs maux d'amour…
Il dessinait… des étoiles d'araignées,
pour prendre au piège l'abeille,
qui fabriquait du ciel,
contre la vitre…
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