Concours de poésie

Annie André, Poésie, Groupe IV

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Annie André participe à la section „Poésie” du Concours International de Création Littéraire, 5ème Édition, à Houssay, France et a 72 ans. Nous la remercions pour sa participation et lui souhaitons du succès.

Tiroirs de vie

Il y a dans mes tiroirs des reliquats d’amour,
De doux baisers volés au coin de l’oreiller,
Des mots que tu disais, des caresses données,
De deux corps qui s’aimaient quand s’éteignait le jour.

Puis dans le livre offert, je retrouve une lettre,
Racontant simplement sages moments de vie,
Subtiles attentions, dîners en tête à tête,
Balade au fil de l’eau au même parapluie.

Les jours ont défilé, la raison s’est glissée,
Emporta tous nos rêves et se joua de nous,
Entre nos doigts perdus, à jamais détachés,
Cacha dans mes tiroirs les secrets les plus doux.

Je les ouvre surtout lorsque souffle le vent,
Pour que le soleil brille aussi les jours de pluie,
Pour que tous ces bonheurs ne soient pas engloutis,
Et ne s’en aillent pas balayés par le temps.


Toi

Quel est ce charme en toi qui m’emporte si loin ?
Mystérieux pays où je pars en voyage,
Grisé et captivé de prendre des chemins
Voir briller sous mes mains l’éclat de ton visage,

Avant de m’en aller, je voudrais imprimer
La tendresse des mots entre les draps de soie
Quand j’emmène avec moi le voile parfumé,
L’effluve de ta peau de nos tendres émois.

Souvenir fugace qui dans le jour s’évade,
Quand face à l’océan, je retrouve tes yeux
Qui vont et qui s’en viennent au gré de la balade
Au mouvement dansé de la vague et son jeu.

Où es-tu ? Que vis-tu en ce temps aérien ?
Lorsque sur le rivage, toi qui me suis sans bruit,
Je me prends à rêver, me retourne et puis... rien.


Ombre libertine

Tu venais de bien loin, tu posais tes fatigues,
Pour chanter et rire, pour une tarte aux figues,
Gourmandises sucrées ou tango argentin,
On variait les plaisirs de nos goûters coquins.

Puis le temps a passé en jetant sur nos vies
L’évidence du doute en l’amour qui s’enfuit,
Alors tu es parti, perdu et apeuré,
Laissant derrière toi les moments sublimés.

Lorsque s’offre la nuit, seule sur l’oreiller,
Quand pour te retrouver, je me laisse onduler
Sur un élan de vague pour plonger dans le songe
Je ressens nos instants que mes désirs prolongent,

Dans le flot de mes rêves, j’aspire le délice,
Libertine ton ombre entre les draps se glisse,
Ton souffle sur ma nuque et tes mains sur mes reins
Enveloppent mon corps dans l’air frais du matin.