To read this creation, request a translation by clicking the “Google Translate ” widget.
Nina Wexler participe à la section „Poésie” du Concours International de Création Littéraire, 5ème Édition, à Paris, France et a 23 ans. Elle est guidée par la professeure Mme Murgier à Sorbonne Université. Nous la remercions pour sa participation et lui souhaitons du succès.


Les plaisirs tristes de Lautréamont
Combien de choses j’ai vu, homme ordinaire ?
Des monstres et des dieux sous la même lumière
Ah ! Le sang a giclé sous mes chaussures
Et d’où me vient encore cette blessure ?
Les hommes aveugles sont de mauvais apôtres
D’où part ce sang ? Et ma soif ? Je ne puis dire
Vite, il faut trouver Dieu avant de moisir
Plus de sang, je marche. Où est la fête ?
Mes bras bougent sans que ne les guide ma tête
Eh toi ! Oui, toi. L’as-tu vu ? Quoi ? Ma dose.
Les bras demandent à la tête trouve et donne
Mais moi le vagabond, je n’ai aucune chose
Soudain, les bras trouvent et la tête s’abandonne
Une vieille femme me dit de lui obéir
Elle achète mon amour et moi mon plaisir
Je sors et mes bras calmés ne cherchent rien
D’autre que le calme et la chaleur des bêtes
Je pose mon front sur le ciel, je suis bien
J’oublie le toxin qui m’appela à ma quête.
Passage
Quand on aime il faut partir quitte ta femme quitte ton mari, quitte ta maison, quitte ton
pays.
Quand on aime il faut partir, embrasse, regarde, regarde et embrasse encore et puis
lâche les yeux qui t'aiment et la main qui t'apaise.
Vide ta maison, laisse tes meubles, tes papiers, prends un livre, non deux peut-être.
Pas de nouvelles, non pas de nouvelles.
Si tu veux trouver des secrets, rien d' autre que le présent ne doit exister.
Un peu de futur, mais laisse tous ces meubles lourds derrière toi.
Surtout dis au revoir à ta mère et pour de bon, elle aussi a dit au-revoir à la sienne un
jour.
Tu peux…non tu dois.
La vie est faite pour cela.
Perds toi dans des visages non familiers et visite des villages grimaçants.
Monte, descends, encore, encore plus haut, toujours plus bas.
L' important, c'est : "perd toi !"
Oublie tout, soigne toi.
Quand on aime il faut partir,
Je t’ai dit au revoir toi, toi qui était tout,
Alors je peux aussi te dire au revoir à toi, et à toi et à lui aussi.
J’ai ma maison sur le dos,
Elle pèse 12 kilos,
Le ventre plein d' hier mais demain je ne mangerai pas.
L’étranger
Cher amour perdu
Comme j’aimerais t'oublier
Comme coule ce temps ardu
Lentement dans le sablier.
Bel enfant à la tête
Flottante aux grès des gens
Bel enfant nourrit de fête
Installé sans soucis tangents
Dans la vie comme dans le creux
De la main d’un géant
Qui tout en te protégeant
Te balade de lieux en lieux.
Tu voyages tranquillement
A travers les jours et les heures.
Alors pourquoi mon amant
Je te trouve parfois là en pleur ?
Recroquevillé sur toi,
Les mains sur les touches
Noir et blanches et louches
Sous la lumière âcre des toits
Pendant que tu chantes
Tes propres poèmes
Tes larmes t'enchantent
Et tu te vois, et tu t’aimes
La douleur emplit
Le vide que tu creuses
Avec des fatuités heureuses
Tu pleures donc tu vis.
Bel enfant gracié des dieux
Je t'ai vu faire des merveilles
Sans effort, toujours radieux
Et chaque jour un nouveau rêve t'éveille.
Mais tu cours après le temps
Traverse la ville de quai en quai
Comme si tu en manquait
Tu veux tout faire et pourtant
Tu es partout et nulle part.
Fumée dans le vent.
On ne peut être l ami des arts,
Noceur et savant.
Joyeuses boucles qui volent
Je suis lasse de vous voir si folles
J’aimerais vous poser sur mes genoux
Et vous détendre bout à bout.
Il faut choisir triste tête
Dans quel sens se diriger
Pour ne pas avancer comme une bête
Qui broute sans jamais rien ériger.
Et le plus triste dans tout ça,
C’est de suivre un tel animal
Dans sa folle cavale
L’attendre toujours et le voir qui encore s’en va.
Il me manque de regarder
Une nouvelle note fardée
De souffrir une dernière déception
Qu’une dernière morsure fasse monter le poison.
De Pénélope lâcher le personnage
De comprendre que jamais
Ulysse ne quittera son naufrage
Et que pourtant, oui il vous aimait.
Plus que le doux fumée de la cheminée
Plus que les pantoufles familières
Plus que votre toilette raffinée
Ce qu' il veut, c' est voir la terre entière.
Alors je dois vous oublier encore
Adieu belles couleurs,
Adieu ton regard, adieu ton odeur
Je quitte en esprit le poids de ton corps.
Plus simple de vous aimer toujours
Prise dans un doux leurre
Pourquoi se sent-on si spécial dans l’amour
Et si commun dans la douleur ?
Categories: Concours de poésie, Concours en ligne










