
To read this content, please use the ‘Google Translate’ widget to request a translation.
Georgiana-Nuria Mermeze, 23 ans, de Oradea, Bihor, Roumanie, participe à la 6ᵉ édition du Concours International de Création Littéraire. Nous la remercions pour sa participation et lui adressons tous nos vœux de succès.
Les miroirs du vent
Le vent s’endort dans les feuillages,
Comme un secret tombé des cieux,
Il peint le ciel de doux nuages
Et parle au cœur silencieux,
Dans le frisson d’un doux passage.
Les champs dorment sous la rosée,
Leurs voix montent dans le matin,
L’herbe s’incline, reposée,
Sous l’éclat d’un chant cristallin,
Dans l’aube tendre, irisée.
Les fleurs s’ouvrent à la lumière,
Sans crainte, sans peur du destin,
Elles dansent, légères, fières,
Au rythme pur d’un doux refrain,
Sous la caresse éphémère.
Les pierres gardent les mémoires,
Des pas, des pleurs, des vieux serments,
Leur silence parle d’histoires
Que l’écho livre au firmament,
Dans le secret de la nuit noire.
Les ruisseaux courent, insouciants,
Ils chantent l’instant sans attendre,
Ils traversent, libres et brillants,
Les terres qu’ils ne peuvent rendre,
Et s’en vont clairs, obéissants.
L’enfant regarde vers l’horizon,
Les yeux grands comme deux étoiles,
Il cherche au loin une maison,
Un rêve au-delà des toiles,
Dans l’éclat pur de l’unisson.
L’amour marche sur la poussière,
Des routes pleines d’abandons,
Il renaît dans la lumière,
Au détour de mille prénoms,
Toujours vivant, jamais poussière.
Et quand le soir ferme les yeux,
Le monde chante une prière,
Les âmes s’élèvent vers les cieux,
Portées par une paix légère,
Dans l’infini silencieux.
Sous tes yeux, le monde s’éveille
Sous tes yeux, le monde s’éveille,
Chaque regard devient soleil.
Ton souffle allume les étoiles,
Et mon cœur, fragile, voile,
Navigue en toi, doux, sans pareil.
Tes mots caressent mes silences,
Ils dansent comme une évidence.
Chaque soupir devient promesse,
Et dans l’ombre, ta tendresse
Fait renaître mon espérance.
Quand tu souris, le ciel s’ouvre,
Mes pensées s’envolent, s’abritent.
Ton amour efface mes doutes,
Et même au creux de la route,
Ton nom résonne et me découvre.
Le temps s’arrête dans tes bras,
Tout devient simple, juste là.
Tes mains racontent des poèmes,
Et dans le secret que l’on sème,
Je vois l’éternité, tout bas.
Les nuits sans toi sont des hivers,
Des heures vides, des ciels amers.
Mais ton retour, comme une flamme,
Rallume en moi chaque rame
De ce navire de lumière.
Tu es l’écho de mes pensées,
La clef de mes heures blessées.
Ton amour coule dans mes veines,
Comme un feu doux, sans chaînes,
Qui fait mes peurs s’effacer.
Même le silence nous unit,
Comme un baiser qui ne finit.
Et dans l’absence ou la présence,
Je sens ton âme, ta puissance,
Qui me murmure: « Je suis ici. »
Aime-moi, simple, sans détour,
Comme on respire, jour après jour.
Et je te jure, toute ma vie,
Tu seras à jamais cette envie
D’aimer encore, et pour toujours.
Le jardin de l’enfance
Dans le jardin de mon passé,
Les rires courent entre les fleurs,
Le temps s’amuse, léger, pressé,
Et chaque instant a sa couleur,
Sur la balançoire, tout dansait.
Les billes roulent sur le sol,
Les mains pleines de chocolat,
Un cerf-volant là-haut s’envole,
Tire mes rêves loin de là,
Vers un ciel bleu sans contrôle.
L’odeur du pain, les jeux d’école,
Les genoux verts, un peu blessés,
Des secrets dits sous les étoiles,
Et les promesses murmurées
Aux arbres devenus symboles.
La voix d’une mère qui rassure,
Un bisou chasse les chagrins,
Et chaque larme devient pure
Sous le soleil du petit matin,
Dans ce monde où rien ne dure.
Un vélo rouge, un air d’été,
Les courses folles, pieds nus, riants,
Des poches pleines de liberté,
Et le cœur vaste comme un champ
Où l’on croit tout, même voler.
Des cabanes faites de draps,
Des histoires qu’on inventait,
Des trésors cachés sous les pas,
Et ce silence qu’on aimait,
Quand la nuit tombait tout bas.
Le temps s’en va, tout doucement,
Mais l’enfance reste à l’abri,
Dans un coin du cœur, tendrement,
Comme une flamme dans la pluie,
Qui éclaire tous les instants.
Et quand la vie devient pesante,
Les yeux fermés, je reviens
À cette époque si vivante,
Où j’étais libre, belle, et rien
Ne pesait plus qu’une légende.
Categories: Concours de poésie










