To read this creation, request a translation by clicking the “Google Translate ” widget.
Elena Vizir participe à la section „Contes pour enfants” du Concours International de Création Littéraire, 5ème Édition, à Bucharest, Roumanie et a 62 ans. Nous la remercions pour sa participation et lui souhaitons du succès.

CONTE D’UN VILLAGE DE PARESSEUX
Je vais vous dire une aventure
des temps lointains, des temps durs,
quand il n’y avait pas de téléviseur,
ni au moins des chroniqueurs,
à peu près depuis quand la Terre
agglomérée par de grands oiseaux
qui dans l’air, comme on verra ici,
luttaient pour la suprématie.
Il y avait tant de plumes et de duvet
dans les espaces aériens
qu’un jour le vent a décidé
de les répandre en forme d’amas
au-dessus d’un village isolé
où n’habitaient que des gens paresseux.
Beaucoup d’entre eux se sont alarmés,
en disant qu’il y a trop de plumes
pour un seul petit village.
Mais après avoir un peu médité
les villageois ont décidé:
-Il ne faut pas rester sans rien faire
parce que si vient un autre vent
il va toutes les ébouriffer
et sans fortune va nous laisser.
On en pourra faire des oreillers
modernes maintenant considérés;
nous les vendrons, nous nous enrichirons
et comme ça, bien heureux nous vivrons!
Quand on s’ennuie, il n y a rien à faire!
Les paresseux, compagnons unis,
les ramassaient dans des sacs gros
en les emportant sur leur dos;
sur leurs fronts la sueur luisait
comme la rosée en plein été…
S’ils avaient eu des agrégats
comme les autres villageois,
ils les auraient toute ramassées
en ballots, comme on ramasse la paille.
Malheureusement ils n’en avaient
parce qu’ils n’étaient pas inventés.
Après avoir bien travaillé
on a rempli tous les greniers
avec cette richesse de plumes.
Et quand il n’y avait plus de place
on a construit d’autres espaces
et de nouveau se sont encouragés:
– Ce n’est pas grand-peine! se dirent-ils,
– Tant que c’est encore facile!
On ne les a pas ramassées toutes –
on a ramassé les plus légères,
bonnes pour les oreillers mous
pour qu’elles ne se transforment en essaim
et s’envolent dans le village voisin.
Mais les plumes qui étaient très grandes
ils les avaient laissées éparpillées
parmi les maisons et les arbustes.
Ce n’est pas exclu, même c’est possible
qu'on ait décidé à ne pas les ramasser,
ne sachant pas à quoi elles serviraient…
Mais en ce temps dans le village
vivait un autre personnage
qui autrement raisonnait
et que les villageois considéraient
qu’il était un peu sonné.
– Il faut que je sois nonchalant
les laisser par terre tout le temps,
car elles ne peuvent pas être utiles
parce qu’il y en a beaucoup! se dit-il.
Et s’enthousiasmant, le sonné
a travaillé toutes les journées,
en apportant les plumes les plus grosses
dont la tige était dure comme l’os
et les arrangeait par terre
dans sa spacieuse chaumière
qu’il venait de construire donc
de la glaise et des cannes de jonc.
Les villageois travaillaient toujours
dès le matin jusqu’au soir
et ils n’avaient pas le temps de le voir.
En emplissant des paniers, des caisses,
ils ont déjà oublié la paresse
car c’est un travail miraculeux
et leur apporte des biens fabuleux.
Le sonné travaillait toute la journée
sans repos, sans dormir et sans manger;
puis il s’est procuré du fil blanc
et il s’est mis à lier les plumes
une à une et rang par rang
de petits tapis en fabriquant.
Des grandes plumes qu’il a choisies
il a créé des couvre-lits
dont sa maison il a remplie
pour faire plus attirant son logis
avec designs de toutes couleurs
où en été il y a de la fraîcheur
et en hiver – de la chaleur.
– Excellent! s’est dit tout le village,
– Quelle idée a eu ce personnage!
– C’est un sonné innovateur!
– Mais peut-être ce n’est pas un sonné…
D’une façon si bien calculée
se comporte seulement un empereur!
– Oh oui, oh oui! C’est toujours vrai!
Il semble à un empereur parfait!
– Disons-lui Empereur Plumeux!
proposèrent quelques ex-paresseux.
Et tout le peuple a voté…
Je ne sais pas le résultat
qu’a obtenu cette votation,
mais ce village durant cent ans
est devenu dix fois plus grand
et sa population, très nombreuse
menait une vie assez heureuse.
Il y eut jadis un vent doué
qui est venu et a changé
le mode de vie d’un petit village.
C’était un vent avec de l’influence,
beaucoup d’esprit, d’intelligence
qui a fait qu’un personnage sonné,
mais à l’esprit d’un couronné
se place un jour à la tête d’un village.
C’était un vent miraculeux
qui a rendu les habitants heureux,
c’était comme dans un conte-bleu…
C’était une fois, mais ce n’est plus!
Categories: Concours de poésie, Concours de prose, Concours en ligne










