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Clara Nottin, 22 ans, de Cluny, France, participe à la 6ᵉ édition du Concours International de Création Littéraire. Nous la remercions pour sa participation et lui adressons tous nos vœux de succès.
Elle embrasse le noir
Fuit le rouge des soirs
Qui s’amoncellent trop tôt
Sur la blancheur de sa peau.
Des colliers d’or vermeil
Qui bercent son sommeil.
Elle est peintre de ses nuits
Et couturière de grand’ suie.
Le vin cristal noyé
Dans les cieux oubliés.
L’étoff’ néant retombée.
A ses chevilles écorchées.
L’acier de noir lavé,
Les peaux redessinées,
Aux cils blancs décolorés,
Ongles carmin délavés.
Nuits, rouges, décentes, blanches.
Oubliées, lames franches.
Sanglant sommeil, haletant
Tu dors de masse, à présent.
L’art de la fuite
Alors l’attente sonna comme le grand clerc
Qui s’annonce trop fort à côté des petits nains
Aux bonnets rouges, verts et bleus
Aux barbes blanches et aux touffes dans les oreilles
Aux petits bedons et les joues rosies
Les airs affables des vieux grands-pères
Qui font sautiller sur leurs genoux cagneux
Les petites filles aux yeux clairs
Qui distribuent des caramels mous
Et des chocolats marron et durs
Des bonbons roses, des bonbons rouges
Qui chantent des berceuses pour calmer plus vite
Les larmes qui perlent sur les bouilles.
Qui ont toujours les mots doux
Et les mots sucrés
Pour apaiser les cœurs serrés des anges.
Qui aiment les belles mais surtout les jeunes
Et adorables histoires
A raconter le soir de la rencontre
Et à chuchoter durant la danse.
Comme les photos que l’on peint
Sur les cuisses découvertes
Par l’amour des vieux grands-pères
Aux bonnets verts, bleus, ou rouges
Qui aiment les belles, qui aiment les jeunes
Salutations à grand-mère.
Petite comptine
Conte infâme et bizarre qui s’exécute par couteaux assenés.
Les peaux sont rouges, les lèvres blanches ; et les grands Enfants s’exhibent et s’épanchent, sur le cou des jeunes parents. Les robes de chambre sont pourpres et glissent sur les épaules
Quand M. Demeny soudain débarque en agitant le bras.
« C’est la guerre ! crie-t-il C’est la guerre ! On attaque la race humaine ! »
Les chevaux sont fouettés fort et les sabots martèlent la Terre ; c’est le départ pour la guerre.
Les cors soufflés, les tubas déchirés, et la corne qui éclate ! Tout n’est que doré boueux et blanc sali !
Alors une femme nue court, la main sur la poitrine, elle s’écrie :
« Mon sein ! On me l’a pris ! ».
Elle est tordue et vieille, son corps est laid et gris
Et les haillons pendent, miséreux,
A ses chevilles.
Rachitique mais blonde, elle aurait été pour Hitch
Si Hitch aimait les horreurs
Sans âge et sans le sou
Qui vivent sur les pavés, à la sueur des grippe-sous.
Ce monde est une tombe, le ciel est son tombeau.
Charnier à cœur ouvert, offert aux bouches baveuses des charognards immondes.
Dégustez
Le sang et les tripes
Servez-vous donc, un peu de cette chair fraîche
Qui tout juste frémit, frétille et supplie, silencieuse,
Les mains cauchemardesques
Qui de leurs doigts trop longs et trop griffus
Agrippent leurs gorges.
Aliens blancs et ombres noires, tous sont là pour l’immense procès rouge, qui dénonce les horreurs des bouges.
Ces humains délurés qui brisent les talons, repeignent les peaux et cachent la boîte
Des odieux trésors !
Mais que croyez-vous, pauvres sages devenus fous ? Les Hommes sont des acteurs,
Ils enroulent dans des voiles fanés leur corps pleins de trous,
Non pour célébrer l’or mais pour accueillir l’Aurore !
Le soir est ignoble, la nuit est atroce !
Je me perds, immenses terres Cappadoce !
Tous tes figements m’attirent ! Ton œil sournois et la petite Elvire !
Delirium
Categories: Concours de poésie










