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Sylvie Forveille, 66 ans, de Saint-Berthevin, France, participe à la 6ᵉ édition du Concours International de Création Littéraire. Nous la remercions pour sa participation et lui adressons tous nos vœux de succès.
A L'OMBRE SOUS LE POMMIER
A l'ombre sous le pommier, à la recherche de mes inquiétudes où je me cherchais,
je me nourrissais de ce bonheur familial feutré qui me regardait grandir,
près de mon nounours aux grandes oreilles où se cachait le temps.
Une odeur de café émanait de la cuisine où chuchotait mon enfance que rien ne dérangeait.
Mon insouciance s'abreuvait alors au doux frou-frou de mes imaginaires,
non loin d'un bébé escargot qui cheminait sur une feuille de salade.
Dans l'allée des poiriers, mes petits pas grignotaient ces grappes d'illusion
légères comme une plume que traversait le roucoulement des tourterelles
jusqu'à ce que j'aperçoive dans la brume de chaleur ma chère poupée
qui me fixait dans son éternité.
BROUILLARD
Le brouillard où le délicat se cache, comme endormi dans la peau du lendemain,
où l'on devine quelque chose d'inconnu qui frissonne dans l'ordinaire.
Un instant respire dans le frémissement du vent, comme immolé dans l'horloge du temps
qui n'est plus rien, qu'une trace qui s'évanouit dans le divin.
Le bizarre se pose sur les chasseurs de destin que sont ces libertés nocturnes
qui disparaissent dans le chemin faiblement éclairé par la lune.
Dans l'opacité du voile gris, un souvenir banal vieillit plus vite qu'à l'habitude
en nourrissant ma fragilité d'un petit quelque chose d'inquiet et de sauvage.
C'est l'heure où je m'abandonne dans l'étoffe de caprices visionnaires
où l'immédiat capte ma tristesse jusqu'à ce que les nuages bouffonnent
en ignorant la mémoire des étoiles.
LES FEUILLES MORTES
Je m'inquiète pour rien, pour ces feuilles mortes,
pour cet instant qui respire sous leur frêle manteau.
Comme elles tremblent de vie dans ces clairières qui ne vieillissent plus.
Leurs soupirs enfermés dans la peau sombre de la nuit,
me laisse seule avec ma mélancolie qui tente de s'insurger
sous le manteau visionnaire de leur infortune où butine mon inspiration.
Dans cette soirée d'octobre qui s'embrume de ma mélancolie
où roucoule l'illusion, les feuilles lassées de tournoyer dans le vent,
s'abreuvent au crépuscule de mes silences dans un chemin jonché de pommes,
avant de s'endormir, près des châtaignes qui frémissent dans leur bogue,
où pousse incognito l'éphémère.
C'est l'heure où le bruissement des feuilles engendre une douceur,
comme pour envoûter l'ombre de mes doutes qui danse dans les volutes du divin
devant une nuée d'oiseaux qui passe dans le ciel où rouge est la lune
depuis la nuit des temps.
10 MAI 2025
Categories: Concours de poésie










