Concours de poésie

Véronique Albert, Poésie, Groupe IV

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Véronique Albert, 63 ans, de Saint-André-de-Roquepertuis, France, participe à la 6ᵉ édition du Concours International de Création Littéraire. Nous la remercions pour sa participation et lui adressons tous nos vœux de succès.

DESENCHANTEE

Je suis une poupée,
Une poupée abandonnée,
Une poupée en papier froissé,
Une poupée désenchantée.

Je suis une poupée déchue,
Une poupée avec laquelle on ne joue plus,
Qui a perdu sa superbe,
Qui est devenue acerbe.

Il y a quelques années,
On a même pu m’aimer,
On me trouvait belle,
Bien qu’un peu rebelle.

J’occupais l’espace,
Le temps d’une danse,
J’avais des compliments,
Dans les bras de mon amant.

Mon corps est défraîchi,
Mon cœur est meurtri,
Le temps s’en est allé,
J’appartiens au passé.


NOSTALGIE

Au bal musette du quai St Jean,
Comme l’hirondelle, messagère du printemps,
Elle virevolte dans sa robe légère,
Sous le regard éberlué de son frère.

Au rythme d’un rock endiablé,
S’animent ses gambettes fuselées,
Elle rit, s’incline, se dandine,
Oublie la petite Claudine.

Femme-enfant de dix-huit ans,
Qu’elle était jusqu’à présent,
Sa fine silhouette exalte la curiosité des passants,
Titille la fierté de ses parents.

Son cavalier se donne à fond,
Il fait des bonds et rebonds,
Il en perd la raison,
Peut-on dire de passion ?

Sous sa poitrine galbée,
Palpite le petit cœur comblé,
D’une jeune-femme en fleurs,
Qui, aujourd’hui, a vaincu ses peurs.


UN ANGE EST PASSE

Tu as fermé les yeux ce trente et un janvier,
Je me suis réveillée orpheline et déchirée,
Dans les bras de ma fratrie,
J’ai compris que tu es partie,
Pour l’éternité.
Pendant des jours, des mois, des années,
J’ai cherché, en vain, le souvenir du son de ta voix,
Les effluves de ton parfum frais de savon fleuri,
La douceur au contact de ta peau par l’âge flétrie.
J’ai commencé mon chemin de croix,
Longtemps, j’ai nourri ton souvenir,
J’ai culpabilisé, j’ai voulu me punir,
De ne pas avoir été là pour toi,
Avant ton trépas.
Puis la vie m’a mise à l’épreuve,
Dans mon corps, s’est invitée la maladie,
Et même si jamais je n’aurais la preuve,
Que maintenant tu es heureuse au paradis,
A présent mes pensées sont plus apaisées,
Car au fond de mon cœur meurtri,
Reste ton amour infini,
Celui qui me donne la force de me lever,
Pour louer la vie et lui dire merci !