Concours de poésie

Adina Nicoleta Pițigoi, Poésie, Groupe III

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Adina Nicoleta Pițigoi, 19 ans, de Bucarest, Roumanie, participe à la 6ᵉ édition du Concours International de Création Littéraire. Elle est encadrée par la professeure Alice Chicoș, du Collège National « Mihai Viteazul », à Bucarest. Nous la remercions pour sa participation et lui adressons tous nos vœux de succès.

Le paradoxe éternel de l’amour

Mon bien-aimé, l’amour n’est pas rationnel,
C’est flou. Brutal. Inévitable.
Insidieux, il tisse autour de toi son sort silencieux, t’efface au point que ton reflet t’est devenu étranger.

C’est la beauté crue de notre faiblesse, notre humanité, notre âme mise à nu.
Vice dont on ne peut se détacher, drogue qui coule dans les veines,
un remords délicat, cousu à même la peau, sans cri ni délivrance,
force du ressenti, testament de vérité, épreuve de l’existence,
désarroi abominable, illusion, chaos de l’esprit,
assurance, ardeur, vérité du cœur,
danse de la mort, de la vie, de la décadence, de l’espérance.

Une flamme qui brûle, éclaire, et réchauffe les cœurs figés,
une étincelle, un éclair, une blessure qui fait naître le cœur.


Plus qu’humain

Plus qu’humain, je me sens quand nos âmes se consument l'une l'autre.
Je me transforme en une forme supérieure,
une créature dévorante, aspirant à l'infini.

Et quand nos cœurs, dans une étreinte féroce, se heurtent,
nous devenons un tout, brisant la barrière de l’humanité,
devant l'immensité de l'univers.

Ensemble, nous transcendons notre condition terrestre,
dansant une valse éternel, sur une mélodie d’amour qui brûle tout sur son passage,
les étoiles elles-mêmes se consument dans notre sillage.

Cachés aux yeux des hommes et protégés par la lune,
nous traversons l’infini, avec une douce timidité,
tandis que nos âmes, se séparant, commencent à mourir,
lentement, écrasées par la réalité,
et nous revenons, l’un sans l’autre, à notre forme initiale.


Destructeur

Je ne peux pas te retirer de moi,
bien que je lutte jusqu’à la dernière goutte,
car ta personne est enracinée dans mon être,
elle gouverne tout mon être,
et me fane lentement, sans pitié.

Et peu importe combien je désire t’effacer
de ce que je suis,
je suis condamnée à échouer.

Je suis coupable de cet amour
meurtrier, dévastateur,
que je porte pour toi,
car tu fais partie de moi à tel point
que tu anéantis mon essence et tu me remplis
de la magie que tu portes.

Tu me laisses vide et brisée, et ça fait mal,
car ton amour est une force si puissante
qu’il me maintient en vie.

Je suis dépendante de ce sentiment, appelé toi,
qui a pris le contrôle de tout ce que j’ai été
et de tout ce que je serai jamais.