Concours de prose

Marcello Pandolfi, Prose courte, Groupe IV

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Marcello Pandolfi, 70 ans, de Aurillac, France, participe à la 6ᵉ édition du Concours International de Création Littéraire. Nous le remercions pour sa participation et lui adressons tous nos vœux de succès.


UN SOURIRE COMME LA LIBERTE


D'abord l'écorce gorgée par la rosée du matin ou de la nuit,
que sais-je encore.
Qu'importe.
Puis les prés mouillés de la gelée, quand le jour monte et grandit sur la ville.
On ne parvient jamais intact au bout de la jetée...



Entre l'écorce et le ciel, entre la terre et toi.
Entendre au fond de soi le petit bruit de l'horloge signifiant le temps qui passe ;
celui qui nous reste à vivre.
L'odeur et la fraîcheur du temps, humer le parfum des fleurs et le rocher suspendu tout là-haut, ou bien encore la montagne qui nous domine ; les arbres tels des enfants dans l'attente d'un verdict.



Notre petite existence se résume de toute évidence à des pourquoi, des comment
auxquels nous ne pouvons apporter de réponses.
Dans cet immense capharnaüm où le paraître triomphe de l'être, il est difficile de
cerner le bonheur, tant nous nous en éloignons.
Il n'y a plus rien de facile à comprendre.
Et voilà le danger : nous ne sommes plus que de vulgaires consommateurs de l'existence, car nous avons perdu le contrôle.
Dis-moi amour, tes enfants ont depuis longtemps le regard tourné vers le monde.
Est-ce un hasard ou une prémonition.
Nous sommes toujours là avec une part de sourire.
...

Certes il y a une harmonie du monde, la musique nous l'entendons, mais cette harmonie elle nous trouble.
Les hommes sont-ils mauvais.
Hommes bons levez-vous.
Est-ce plus facile à dire.
Le mal ou la négation de l'amour.
On se consolera en se disant que du côté temporel, la cruauté n'est qu'un appétit de science.
La maladie effraie l'homme qui lutte contre elle pour ne pas mourir.
Volontairement la mort le subjugue.
Il voudrait écrire sa mort prochaine, car on lui pose la question.
Mais il voudrait mourir pour ne plus avoir à dire.
Alors il confesse son malaise.
Il est bouleversé par ses gestes qui pendent à son cœur ; bouleversé par cette maîtrise absolue de sa volonté.


Ne pas dire lorsque c'est indicible, ne pas montrer des yeux lorsque c'est invisible, regarder, oublier les heures.
Laisser le jour filtrer en soi comme la goutte d'eau sur la feuille.
Le cœur.
Le cœur peut-être.
Fragile est le mouvement , car là où reste quelque humanité, le crépuscule tient le feu endormi.



Notre vie ordinaire est faite de visages.
Alléger les diagonales du doute, le prisme de la douleur martèle parfois l'innocence.
Il faudrait jouer contre le jeu, tout contre le jeu de l'existence, oui, faire semblant d'aimer, de respirer.
Quand le vent confond les traces, les pas, les traces de pas dans le sable jaune, fragile est de vivre.



Ne pas gommer les tares de l'homme, le voir comme il est, puissant ou faible, pieds nus, léger, libre, ivre de sang ou d'amour.
Bonheur anticipé au monde nouveau.
Tout de suite, aime.



Là où demeure la mémoire obscure.
Là où le mot existe encore.
Là où la nuit est froide.
Là où il faut écrire.
Ecrire dans l'absolu.